Alfred Roll

1846 - 1919



Portrait d'Alfred Roll
par Ferdinand Mulnier ( photographe )






Salon de1874
Don Juan et Haydée

Haydée découvrant le corps de Don Juan

     Don Juan, jeune noble de Séville, est envoyé à l'étranger par sa mère, à l'âge de 16 ans, en raison d'une
     intrigue amoureuse qu'il a eue avec une femme mariée de la ville.
     Son navire fait naufrage; dans la chaloupe les rescapés connaissent les affres de la faim et de la soif.
     Le chien de Don Juan, puis son précepteur tiré au sort, sont mangés par les survivants.
     Juan est jeté sur les côtes d'une île grecque.
     Il est découvert et ramené à la vie par la belle Haydée, fille d'un pirate, les deux jeunes gens tombent
     amoureux l'un de l'autre et coulent ensemble quelques jours de bonheur.
     Mais le père de Haydée, Lambro, parti depuis fort longtemps et que l'on croit mort, revient, surprend les
     amants, provoque Juan en duel, le blesse et le capture.




Salon de 1874
Pendant l'orage ( Tête de cheval andalou )




Salon de 1875
Halte-La
Musée de Versailles

     Sous un ciel sombre, deux cuirassiers, l'un français, l'autre allemand luttent avec fureur ;
     Le cuirassier français est vu de face ; son cheval , qui semble haleter, se raidit sur les pattes de devant
     L'homme, comme pour frapper un coup vigoureux, tient le sabre de la main droite, tandis que de la main
     gauche il a saisi au mors le cheval de l'adversaire. La bête se cabre. Le cuirassier allemand vu de dos, se penche .
     Sous les chevaux est étendu un soldat mort .




Salon de 1876
La Chasseresse
Ambassade de France à Istamboul

     La femme, à cheval, est au milieu du tableau . La lumière, qui vient du fond, s'arrêtent sur les seins
     et le ventre de la femme, sur l'épaule et sur la croupe du cheval. La chasseresse lève le bras droit ;
     elle tient l'épieu d'une main ferme ; elle garde un air riant ; elle trionphe sans orgueil ; elle est sûre
     du coup qu'elle va frapper . Sur le sol s'agitent les chiens et la panthère . Le cheval , que la femme
     maitrise de la main gauche, frémit d'impatience ; il est prêt à bondir de nouveau .





Salon de 1877
L'Inondation dans la banlieue de Toulouse, en juin 1875
Musée du Havre

     La scène représentée est dramatique au plus haut point, et pourtant Roll ne s'abaisse pas à peindre une anecdote.
     Ce que nous voyons, c'est la lutte de l'homme contre un terrible fléau , c'est le courage cherchant à vaincre un
     élément mauvais.
     Les ondes furieuses ont envahi la campagne; seuls, quelques toits surgissent au milieu des flots
     Sur un de ses toits se sont réfugiés quelques malheureux : une femme est au milieu d'eux ; d'une main, elle tient de
     toutes sa force un petit enfant ; de l'autre, elle a saisi un jeune garçon, mort peut-être.
     Auprès d'elle, une petite fille, une vieille femme.
     Un homme, couché, s'accroche à une barque qui passe ; dans la barque, des hommes vigoureux, une jeune fille tremblante.
     Un boeuf nage. La lumière se répand sur la femme qui protège ses enfants, sur l'homme qui cherche à saisir la barque.
     Les gestes, les expressions sont justes.
     Le chargrin, l'effroi, l'énergie sont sur les visages, mais tout est rendu avec la plus ferme sobriété.


La vie et l'oeuvre d'Alfred Roll est décrite dans deux livres.
Le premier : Alfred Roll : par L. Roger Millès
Le second : Roll : par A.Ferdinand Hérold.


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